L’évolution des voitures électriques, du 19e à nos jours

News du 10 mai 2016

Le véhicule à essence est en général, et ce depuis sa commercialisation en masse sur la grande scène (soit le milieu du 20e siècle), le moyen de transport le plus populaire en Europe ainsi que dans l’écrasante majorité des pays industrialisés. Mais les enjeux problématiques autour de son exploitation n’ont cessé de gagner en popularité ces dernières années. Les critiques majeures vont de l’inefficacité énergétique à la pollution environnementale, et l’alternative le plus souvent proposée est le véhicule électrique. 

Celui-ci est d’ailleurs souvent considéré comme une invention très récente, qui aurait vu le jour à la fin du 20e et au début du 21e siècle. Mais vous serez étonné de constater qu’en réalité, le véhicule électrique est loin d’être une invention si récente que cela. Elle a été introduite il y a plus de cent ans, et les raisons pour lesquelles elle était populaire à l’époque n’étaient pas si différentes que celles d’aujourd’hui. Voyons ensemble l’évolution de cette technologie en pleine ébullition.

 

Les débuts de la voiture électrique

Nombreux furent ceux qui ont travaillé sur la conception des véhicules électriques, et ce durant tout le 19e siècle. C’est pour cela aussi qu’il est quelque peu difficile de mettre une date arrêtée et un nom précis sur la construction du premier engin de ce type. Certains diront que c’est Thomas Davenport, un Américain du Vermont, qui a fait cela en premier en 1834. Il a mis au point alors une petite locomotive qui utilisait deux électroaimants, un pivot et une batterie, mais dont les matériaux de construction étaient bien trop couteux pour qu’une production à grande échelle soit rentable. Cela dit, c’est plutôt un enchainement de travaux et d’inventions éparpillés à travers le monde entier qui a mené à la construction des premiers véhicules électriques. Des innovateurs de la Hongrie, des Pays-Bas ou encore de la Grande-Bretagne ont travaillé sur le concept dès le début du 19e siècle, et c’est grâce à leurs inventions – qui vont de la batterie au moteur électrique – que l’on a pu voir les premiers modèles rentables voir le jour. À ce propos, notons que c’est en 1884 que Thomas Parker, un inventeur britannique, mit au point le premier véhicule électrique produit à grande échelle au Royaume-Uni. Et c’est entre la seconde moitié du 19e siècle et le début du 20e que ces voitures ont connu leur apogée, en étant à de nombreux égards préférées aux voitures à carburant de pétrole. Mais que s’est-il passé ? Pourquoi les engins à carburant pétrolier ont pris le dessus sur leurs concurrents électriques ?

De l’apogée des voitures électriques à leur déclin

Au début du 20e siècle, l’industrie des véhicules électriques a connu une prospérité sans précédent. En guise d’exemple, sur un total de 2 370 véhicules à New York, à Chicago et à Boston, 800 étaient des voitures électriques contre seulement 400 à essence et 1 170 à vapeur (qui était alors une technologie encore très populaire). En Europe occidentale, les chiffres proportionnels n’étaient guère bien différents. Le succès des voitures électriques à cette époque se devait surtout au fait qu’elles avaient l’avantage d’être propres, faciles à démarrer et agréables à conduire, tandis que les voitures à vapeur étaient caractérisées, au contraire, par un démarrage très difficile – certaines pouvaient mettre plus de 45 minutes à démarrer lorsque les températures étaient basses. Les engins à essence, quant à eux, devaient être démarrés à l’aide d’une manivelle, ce qui était un exercice pouvant s’avérer très dangereux. Qui plus est, ces véhicules dégageaient une odeur et un bruit tout ce qu’il y a de néfaste.

 

Néanmoins, elles avaient l’avantage d’avoir une autonomie de déplacement dont leurs concurrents étaient extrêmement loin. Et plus le développement des infrastructures routières s’amplifiait, plus cet avantage les dotait d’un atout imbattable. Car s’il est vrai que les modèles électriques séduisaient les consommateurs lorsqu’il s’agissait de parcourir des petites distances en ville, il est également vrai que leur autonomie très limitée – tout comme celles des véhicules à vapeur d’ailleurs – les plaçait dans une position défavorable. En effet, dans un cadre de vie qui devenait de plus en plus dynamique et où il était nécessaire de se déplacer de Paris à Rouen par exemple, la voiture électrique s’avérait inutile, d’autant plus que la révolution pétrolière était en pleine expansion et offrait ainsi une multitude de stations-essence à des endroits où l’électricité n’était même pas encore introduite. On pouvait, par conséquent, y recharger facilement les véhicules en essence, alors que le rechargement électrique était impossible en dehors des grandes villes. Et même si des efforts ont été faits afin de remédier à ce déficit d’autonomie – notamment par le fameux inventeur américain Thomas Edison –, les batteries rechargeables des voitures électriques ne pouvaient permettre à leurs propriétaires de sortir de la ville et de découvrir les nouveaux territoires accessibles via les routes en asphalte.

 

De plus, les progrès qui ont été faits dans l’industrie des véhicules à essence ainsi que leurs prix bien plus compétitifs ont porté un coup fatal à leurs concurrents électriques. En effet, en 1912 Charles Ketterin introduit le démarreur électrique qui élimina de fait la nécessité d’une manivelle pour démarrer ce type de véhicule. Notons aussi que la même année, une voiture à essence coutait autour de 650 dollars contre plus de 1200 pour les modèles électriques – une énorme différence qui a bien évidemment eu ses conséquences sur le marché aux États-Unis, mais aussi en Europe, ou la différence de prix était tout aussi saisissable. C’est ainsi qu’à partir des années 1930, les véhicules électriques ont tout simplement disparu du marché pour laisser le trône aux engins à essence, produits en masse et vendus à des prix bas et dignes des Trente glorieuses.

Des années 1970 à nos jours : le retour progressif des véhicules électriques

Néanmoins, c’est justement à l’issue des Trente glorieuses que le concept de voiture électrique regagne le discours public. En effet, après les deux chocs pétroliers des années 1970, les gouvernements des pays développés se rendent compte de leur dépendance vis-à-vis du pétrole et lancent alors une série de subventions destinées à la conception de voitures électriques économiquement viables. Cela dit, les mesures prises restent très timides et très peu de prototypes électriques voient le jour pendant les années 1970.

 

Il faut attendre les années 1990 afin de voir l’intérêt pour ces véhicules refaire surface. En effet, le souci pour l’environnement gagne de plus en plus de visibilité et, qui plus est, commence aussi à faire l’objet de diverses législations tant en Europe qu’aux États-Unis ou au Japon : des législations qui avaient pour but de limiter la pollution que les voitures à essence produisent. Et même si à cette époque les modèles électriques relevaient du domaine des phénomènes très rares, il faut quand même dire que quelques-uns ont vu le jour, le plus connu étant peut-être le fameux EV1 de GM. En Europe, BMW présente son prototype de l’E1 – un véhicule qui n’a jamais été commercialisé mais qui est estimé aujourd’hui comme technologiquement exemplaire. Bref, les années 1990 marquent le début de la renaissance des voitures électriques qui, depuis le début du 21e siècle, font clairement l’objet d’une hausse de l’offre et de la demande. Que ce soit Toyota et son RAV4 EV, Tesla Roadster ou même Mini, qui pourrait éventuellement se placer dans cette niche du marché avec ses prototypes Rocketman et Superleggera, les producteurs de voitures semblent décidés à réintroduire le véhicule électrique dans leurs gammes respectives, la majeure différence avec les modèles de la fin du 19e siècle et du début du 20e étant que les véhicules récents ont profité de progrès technologiques de plus d’un siècle. Leur autonomie et leur vitesse ont été multipliées maintes fois, tout comme les endroits où ils peuvent être rechargés d’ailleurs. Le résultat est que la demande pour ces véhicules continue à monter, alors que leurs prix baissent. Actuellement, les hybrides et les modèles complètement électriques représentent un peu plus de 3 % des ventes de nouveaux véhicules, mais ce pourcentage pourrait monter à 7 – soit 6,6 millions par an – d’ici 2020, selon un rapport de Navigant research.


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