Histoire de la Martinique

News du 25 août 2016

L’île de la Martinique témoigne d’une histoire tout à fait fascinante, qui présente à la fois des ressemblances avec celles des autres îles des Caraïbes, mais aussi des particularités qui en forgent une identité à part. Commençons par les débuts de la colonisation de l’île.

Les débuts de la colonisation

Malgré le fait que C. Colomb soit passé par l’île en 1502, il est intéressant de noter qu’aucun intérêt de la part des colons européens – notamment des Espagnols, qui étaient maîtres de la colonisation à l’époque – vis-à-vis de la Martinique, n’a été manifesté durant plus d’un siècle à partir de cette date. En effet, ce n’est qu’en 1635 que les Français entament la colonisation de l’île.

 

Notons que lorsqu’ils sont arrivés sur l’île, celle-ci était déjà habitée par des Indiens Carib. À ce propos, une des hypothèses concernant le nom de la Martinique, suppose qu’il découle directement des Indiens locaux, qui appelaient leur terre natale « Île des Fleurs ». L’autre hypothèse est que l’île fut nommée en honneur de Saint Martin.  

 

Quoi qu’il en soit, l’on peut dire les Indiens Carib étaient les seuls habitants de l’île, du moins jusqu’à ce que Brenton d'Esnambuc – colon et flibustier français, né en Normandie en 1637 – ne décidât d’y mettre les pieds, avec près de 150 colons à ses côtés. Il serait donc correct d’affirmer que c’est bel et bien lui qui entame réellement le processus de colonisation de l’île, sous les bannières de la Compagnie des îles d'Amérique qu’il a lui-même créée.

 

Suite à quelques batailles avec les locaux, les colons décidèrent de les laisser habiter la partie atlantique de l’île, tandis que les Européens allaient occuper la partie caraïbe. Cela étant dit, à l’issue de l’installation plus ample de colons français, ces derniers ont pris le contrôle complet de l’île et en ont fait une possession française.

La canne à sucre : une mine d’or pour les colons à partir du milieu du XVIIe siècle

L’île de la Martinique rendit riches bon nombre de ses colons, grâce notamment à la canne à sucre, et donc aux plantations qui l’exploitaient. Cela dit, des confits avec le gouvernement français, qui a tenté d’imposer des lois protectionnistes imposant une exclusivité des ventes en sa direction, ont accompagné le commerce en question. Des lois qui n’ont pas pu réellement être imposées, en raison de la résistance des Créoles. Conséquemment, le commerce avec le sucre a atteint des niveaux records dès le début du XVIIIe siècle.


L’amplification de la traite négrière à partir de 1671

Au fur et à mesure que l’industrie du sucre se développa, les besoins en main-d’œuvre devenaient dès lors de plus en plus importants. Les colons ont décidé, à ce propos, d’importer une main-d’œuvre composée d’esclaves noirs venus d’Afrique. Une main-d’œuvre qu’ils ne payaient pas et qui leur assurait, de fait, des rendements financiers bien meilleurs. C’est à partir de 1671, et le développement massif des plantations sucrières, que la traite négrière en Martinique s’est elle aussi amplifiée, remodelant encore une fois la composition de la population martiniquaise.

 

Un commerce si prospère, d’un point de vue économique, qu’il fut à l’origine de conflits militaires

Le commerce exploité par les Français lors du XVIIe et du XVIIIe siècle fut si prospère que les Britanniques ont voulu y prendre leur part. En effet, la canne à sucre martiniquaise fut à l’origine de conflits militaires entre Français et Britanniques et, partant de ces conflits, l’île changea de « propriétaires » à plusieurs reprises durant le XVIIIe siècle. Cela étant dit, notons que ce genre d’évènement était monnaie courante à l’époque. En effet, presque toutes les îles des Caraïbes ont subi le même sort, c'est-à-dire des arrivées et des départs de différents colons européens et donc de différentes compagnies colonisatrices. Ainsi, la Martinique, à l’instar de nombreux de ses voisins, fut très prisée par les colons et ce, au risque de nous répéter, en grande partie parce que sa richesse en matière de sucre était très appétissante pour les commerçants et pour ces mêmes colons européens. Pour être bref, l’île fut attaquée pour la première fois par les Anglais en 1759. La seconde attaque eut lieu en 1762. À l’issue de celle-ci, Fort-Royal et la colonie tout entière furent pris par les Anglais le 12 février 1762. En 1763, elle a été rendue à la France, à l’issue de la signature du traité de Paris.

 

Néanmoins, avec l’arrivée de la révolution française et des idées nationalistes naissantes durant le XVIIIe et le XIXe siècle, des mouvements révolutionnaires ont vu le jour au sein de l’île. En effet, la Martinique fut divisée entre les « patriotes » – majoritairement habitant les villes, et favorables à l’abolition de l’esclavage et donc aux révolutionnaires – et ceux qui travaillaient dans les plantations – favorables au statu quo de l’époque, et donc alliés des royalistes. Malgré les nombreuses batailles entre les révolutionnaires, menés par le général de Rochambeau – qui fut envoyé en Martinique en 1792, en tant que gouverneur, pour défendre les principes de la République –, l’abolition de l’esclavage ne vit le jour qu’en 1848. Notons que de Rochambeau perdit une guerre face aux Anglais en 1794 et, partant, ceux-ci rétablirent l’esclavage sur l’île.

L’abolition de l’esclavage

Durant le XIXe siècle, le mouvement antiesclavagiste prit de la force en France. Une des principales figures de ce mouvement fut Cyrille Bissette, originaire de la Martinique. Victor Schoelcher s’est joint au combat antiesclavagiste peu après. Suite aux soulèvements dans Le Carbet, à Saint-Pierre, et à Grand Anse, l’esclavagisme fut aboli dans les îles françaises, le 27 avril 1848.

 

L’éruption du mont Pelé

Une autre partie importante de l’histoire de la Martinique s’est déroulée au tout début du XIXe siècle. Il s’agit de l’éruption tragique du volcan mont Pelé – celle-ci prit la vie de plus de 30 000 personnes et détruit complètement la capitale de la Martinique à cette époque. De nos jours, c’est Fort-de-France qui joue le rôle de capitale de l’île.

 

Pour finir, notons que malgré les mouvements antiesclavagistes qui étaient aussi, en grande partie, des mouvements d’émancipation de type nationale, la Martinique fut incorporée à la France en 1946, sous le statut de département d’outre-mer. De nos jours, elle a le statut de DROM (départements et régions d'outre-mer).      


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